coopérativisme

nom

Définition

Idéologie socialiste et anarchiste promouvant l’organisation par petits groupes liés par leurs activités.

Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness

Avertissement : cette information est purement éducative. Elle ne remplace pas un conseil expert. Consultez votre conseiller pour toute question personnelle de business.

En clair

Le coopérativisme est un modèle économique et social où des individus se regroupent pour mener une activité commune (produire, consommer, habiter) en privilégiant l'humain sur le profit financier. Dans ce système, les décisions sont prises démocratiquement selon le principe « une personne, une voix », indépendamment du capital investi. Par exemple, une équipe de graphistes peut créer une coopérative pour partager les bureaux et les bénéfices de manière équitable.

Étymologie

Issu du latin cooperari (« travailler ensemble »), le terme s'est structuré au XIXe siècle en Europe. Il s'est développé comme une réponse sociale aux excès de la révolution industrielle, porté par des penseurs comme Robert Owen en Angleterre ou Charles Fourier et Pierre-Joseph Proudhon en France.

Exemples concrets

  • Une SCOP (Société Coopérative et Participative) dans le secteur du bâtiment où les salariés sont les associés majoritaires et décident de la stratégie.
  • Une coopérative de consommateurs (type supermarché collaboratif) où les clients sont sociétaires et participent bénévolement au fonctionnement pour réduire les coûts.

Ne pas confondre avec…

À ne pas confondre avec le capitalisme classique (où le pouvoir dépend du nombre d'actions détenues) ou l'étatisme (où l'État gère l'activité). Contrairement à une entreprise classique, le but premier n'est pas la rémunération du capital mais le service rendu aux membres ou l'utilité sociale.

Cadre légal et recommandations

En France, le cadre principal est la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération. On y retrouve des formes juridiques spécifiques comme la SCOP ou la SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif), régies par le Code de commerce avec des dérogations propres à l'Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Cas pratiques notables

L'Alliance Coopérative Internationale (ACI) définit sept principes mondiaux qui servent de base aux bonnes pratiques, notamment l'adhésion volontaire, le pouvoir démocratique et l'intérêt pour la communauté. La jurisprudence française veille particulièrement au respect de l'impartageabilité des réserves (les profits mis de côté qui appartiennent à la structure et non aux membres).

Conseils pratiques

Si vous souhaitez lancer une coopérative, portez une attention particulière à la rédaction de vos statuts et au pacte d'associés. Ce modèle demande une grande maturité collective car la gestion démocratique peut ralentir certaines prises de décisions. Il est vivement conseillé de se faire accompagner par les réseaux spécialisés (comme l'Union Régionale des SCOP) et un avocat pour sécuriser le montage juridique.

Questions fréquentes

Une coopérative peut-elle faire des bénéfices ?
Oui, une coopérative doit être rentable pour survivre. La différence réside dans l'utilisation de ces bénéfices (appelés excédents), qui sont réinvestis ou partagés entre les membres plutôt que versés à des actionnaires externes.
Qui possède une coopérative ?
Ce sont les membres (salariés, clients ou producteurs selon le type) qui possèdent collectivement le capital. Pour monter un projet sérieux, il est impératif de consulter un expert-comptable spécialisé en ESS ou un avocat d'affaires.

À retenir

  • Gouvernance démocratique : un homme = une voix.
  • Répartition équitable des surplus : une partie des bénéfices est obligatoirement réinvestie dans l'entreprise.
  • Primauté de l'objet social sur la recherche de profit maximal.

Synonymes & Antonymes

Synonymes

économie sociale et solidaire autogestion mutualisme

Antonymes

capitalisme libéral individualisme économique monopole étatique