sous-emploi

nom

Définition

Niveau de l'emploi en dessous du potentiel d'une personne en particulier ou d'une économie en général.

Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness

Avertissement : cette information est purement éducative. Elle ne remplace pas un conseil expert. Consultez votre conseiller pour toute question personnelle de business.

En clair

Le sous-emploi désigne une situation où une personne travaille moins qu'elle ne le souhaiterait (temps partiel subi) ou occupe un poste dont le niveau de qualification est nettement inférieur à ses compétences réelles. Par exemple, un serveur diplômé d'un Master en ingénierie ou un employé de bureau travaillant 15 heures par semaine alors qu'il cherche activement un plein temps sont en situation de sous-emploi.

Étymologie

Composé du préfixe latin sub- (sous) et du mot « emploi » (issu du latin implicare). Le concept s'est stabilisé en économie au XXe siècle pour désigner les failles du marché du travail que le simple taux de chômage ne suffit pas à mesurer.

Exemples concrets

  • Le temps partiel subi : un salarié en contrat de 20h dans la grande distribution qui souhaite travailler 35h pour augmenter ses revenus.
  • Le déclassement professionnel : un comptable expérimenté contraint d'accepter un poste de manutentionnaire faute d'opportunités dans son domaine.
  • Le chômage technique : une entreprise réduit temporairement les heures de ses salariés suite à une baisse d'activité.

Ne pas confondre avec…

Le chômage concerne les personnes sans aucun emploi, tandis que le sous-emploi concerne des personnes ayant un emploi mais de manière insatisfaisante en quantité ou en qualité. Il se distingue aussi du « halo du chômage », qui regroupe des personnes sans emploi souhaitant travailler mais non comptabilisées comme chômeurs car elles ne sont pas disponibles immédiatement ou ne cherchent pas activement.

Cadre légal et recommandations

En France, l'INSEE mesure le sous-emploi selon les critères du Bureau International du Travail (BIT). Sur le plan contractuel, le Code du travail encadre le temps partiel (durée minimale, priorités de réemploi sur des postes à temps complet) pour limiter les situations de précarité subie.

Cas pratiques notables

La jurisprudence française sanctionne souvent le « temps partiel déguisé » : si un employeur impose des variations d'horaires telles que le salarié ne peut prévoir son planning et doit rester à disposition permanente, le contrat peut être requalifié en temps plein par les prud'hommes.

Conseils pratiques

Pour un dirigeant de PME, un taux élevé de sous-emploi (ou de temps partiel subi) peut nuire à la motivation des équipes et augmenter le turn-over. Il est conseillé de faire des points réguliers sur les souhaits d'évolution d'heures des salariés. En cas de difficultés économiques, le recours au chômage partiel est une forme de sous-emploi temporaire encadrée qui nécessite l'avis d'un expert-comptable pour sécuriser les demandes d'indemnisation auprès de l'État.

Questions fréquentes

Le sous-emploi est-il compté dans le taux de chômage ?
Non, les personnes en sous-emploi sont comptabilisées comme ayant un emploi dans les statistiques officielles. Elles forment une catégorie à part souvent appelée la 'face cachée' du manque d'emploi.
Comment sortir d'une situation de sous-emploi ?
La loi prévoit une priorité pour les salariés à temps partiel souhaitant occuper un poste à temps complet dans la même entreprise. Il est recommandé de consulter un délégué syndical ou un avocat en droit social pour faire valoir ces droits.

À retenir

  • Le sous-emploi est un indicateur de la précarité du marché du travail au-delà du chômage.
  • Il comprend principalement le temps partiel subi et le chômage partiel.
  • Il pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la productivité globale d'un pays.

Synonymes & Antonymes

Synonymes

temps partiel subi déclassement professionnel mal-emploi

Antonymes

plein-emploi sur-emploi