salarier

verbe

Définition

Rétribuer par le salaire qui est dû.

Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness

Avertissement : cette information est purement éducative. Elle ne remplace pas un conseil expert. Consultez votre conseiller pour toute question personnelle de business.

En clair

L'action de salarier consiste pour un employeur à embaucher une personne physique afin qu'elle effectue un travail en échange d'une rémunération appelée salaire. Cela crée un lien de subordination juridique entre l'employeur et l'employé, encadré par un contrat de travail. Par exemple, une boutique qui recrute un vendeur pour gérer l'accueil des clients va le salarier.

Étymologie

Vient du nom « salaire », lui-même issu du latin salarium, qui désignait la ration de sel (sal) remise aux soldats romains en guise de paiement. Le terme a évolué pour désigner toute rémunération fixe versée pour un travail régulier.

Exemples concrets

  • Une start-up qui recrute son premier développeur informatique en Contrat à Durée Indéterminée (CDI).
  • Une exploitation agricole qui emploie des travailleurs saisonniers pour la récolte des fruits.
  • Un dirigeant de SAS qui choisit de se salarier pour bénéficier d'une protection sociale identique à celle des employés.

Ne pas confondre avec…

Il ne faut pas confondre « salarier » avec « faire appel à un prestataire ». Salarier implique un lien de subordination et le paiement de cotisations sociales, alors qu'un prestataire (freelance, auto-entrepreneur) est indépendant et facture une prestation de services. On distingue aussi le salariat du bénévolat, où aucune rémunération n'est perçue.

Cadre légal et recommandations

En France, l'action de salarier est régie par le Code du travail. Elle impose la rédaction d'un contrat de travail (écrit obligatoire pour le CDD ou le temps partiel), la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) auprès de l'URSSAF, le respect du SMIC (ou des minima conventionnels) et la remise d'un bulletin de paie.

Cas pratiques notables

La jurisprudence française est très attentive au « salariat déguisé ». Si un donneur d'ordre traite un travailleur indépendant comme un subordonné (horaires imposés, matériel fourni, interdiction de travailler pour d'autres), les juges peuvent requalifier la relation commerciale en contrat de travail, avec des sanctions financières lourdes.

Conseils pratiques

Avant de salarier quelqu'un, calculez précisément le coût total employeur (salaire brut + cotisations patronales), qui est bien supérieur au salaire net perçu par l'employé. Utilisez des simulateurs officiels (comme celui de l'URSSAF) et faites-vous accompagner par un expert-comptable ou un avocat en droit social pour rédiger vos contrats et sécuriser vos processus de paie.

Questions fréquentes

Peut-on salarier un membre de sa famille ?
Oui, c'est possible à condition que l'emploi soit réel, que le travail soit effectivement fourni et que la rémunération corresponde au poste occupé. Pour éviter tout risque fiscal ou social, il est conseillé de consulter un expert-comptable.
Un stagiaire est-il un salarié ?
Non, le stagiaire n'est pas salarié car il est en formation. Il perçoit une gratification (si le stage dure plus de 2 mois) et non un salaire, et n'est pas lié par un contrat de travail mais par une convention de stage.
Un auto-entrepreneur peut-il se salarier lui-même ?
Non, un entrepreneur individuel ou auto-entrepreneur ne peut pas être son propre salarié car il n'y a pas de distinction juridique entre lui et son entreprise. Pour se salarier, il faut créer une société (type SAS ou SASU).

À retenir

  • Le salariat repose sur trois piliers : une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination.
  • Il donne droit à une protection sociale (santé, retraite, chômage).
  • Il impose des obligations administratives et fiscales strictes à l'employeur.

Synonymes & Antonymes

Synonymes

embaucher recruter employer rémunérer

Antonymes

licencier congédier externaliser sous-traiter