journée complémentaire

nom

Définition

Période, comprise généralement entre le et le 31 janvier, située en année « n+2 » permettant de solder les opérations budgétaires (dépenses engagées et recettes émises) se rapportant à l’année « n+1 »

Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness

Avertissement : cette information est purement éducative. Elle ne remplace pas un conseil expert. Consultez votre conseiller pour toute question personnelle de business.

En clair

La journée complémentaire est une période technique qui s'étend généralement sur le mois de janvier suivant la clôture de l'année civile. Elle permet aux comptables, principalement dans le secteur public, d'enregistrer les dernières opérations (dépenses et recettes) qui concernent l'année écoulée afin de présenter un bilan exact.

Étymologie

Le terme est issu du vocabulaire de la comptabilité publique française. Le mot "journée" n'y désigne pas une durée de 24 heures, mais une unité de temps comptable permettant de regrouper des écritures. L'adjectif "complémentaire" souligne que cette période vient compléter l'exercice clos au 31 décembre.

Exemples concrets

  • Une mairie reçoit le 5 janvier une facture pour des travaux de voirie terminés le 15 décembre : elle utilise la journée complémentaire pour l'imputer au budget de l'année précédente.
  • Un établissement public comptabilise en janvier une subvention d'État qui était juridiquement acquise avant le 31 décembre.

Ne pas confondre avec…

Il ne faut pas confondre la journée complémentaire avec les écritures de régularisation (cut-off) de la comptabilité privée. Si l'objectif est le même (rattacher les charges et produits à la bonne année), la journée complémentaire est une période calendaire identifiée dans le secteur public, alors que le privé traite ces ajustements directement dans l'inventaire de clôture.

Cadre légal et recommandations

Ce concept est encadré par le décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (GBCP). Il définit les modalités d'application du principe d'annualité budgétaire, tout en autorisant cette souplesse administrative pour la fin de l'exercice.

Conseils pratiques

Si vous êtes fournisseur d'une collectivité publique, ne vous étonnez pas que vos factures de fin d'année soient traitées en janvier avec une date de valeur au 31 décembre. Pour les dirigeants de PME privées, il est crucial de bien distinguer ce terme public des obligations de clôture privées : contactez votre expert-comptable dès le mois de novembre pour préparer vos écritures de fin d'année (charges à payer, produits à recevoir).

Questions fréquentes

Une entreprise privée peut-elle utiliser une journée complémentaire ?
Non, ce mécanisme est spécifique à la comptabilité publique. Pour une entreprise (TPE/PME), on parle d'écritures d'inventaire ou de régularisations de fin d'exercice. Il est conseillé de consulter un expert-comptable pour gérer ces clôtures.
Peut-on engager de nouvelles dépenses durant cette période ?
Normalement non. La journée complémentaire sert à solder des opérations dont le 'fait générateur' (la livraison ou le service rendu) a eu lieu avant le 31 décembre.

À retenir

  • C'est un délai de grâce administratif pour finaliser la comptabilité de l'année passée.
  • Elle concerne quasi exclusivement le secteur public et les collectivités territoriales.
  • Elle se termine généralement le 31 janvier de l'année N+1.

Synonymes & Antonymes

Synonymes

période complémentaire période de régularisation budgétaire

Antonymes

clôture immédiate exercice calendaire strict