Définition
Qui suit, en parlant notamment d’un véhicule qui accompagne une course sur route.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
Dans le monde économique, un suiveur est une entreprise qui choisit de ne pas prendre l'initiative de l'innovation ou du changement de prix. Elle préfère observer les actions du leader du marché pour les reproduire ou s'y adapter, réduisant ainsi ses risques et ses coûts de recherche. Par exemple, une marque de textile qui attend de voir quels modèles fonctionnent chez les grandes enseignes avant de lancer sa propre collection similaire est un suiveur.
Étymologie
Dérivé du verbe français « suivre », issu du latin sequi. En stratégie d'entreprise, le terme est souvent associé au concept anglo-saxon de fast follower (suiveur rapide), qui désigne ceux qui réagissent très vite aux innovations des pionniers.
Exemples concrets
- Une banque en ligne qui attend qu'un concurrent majeur lance une nouvelle fonctionnalité de paiement mobile avant de l'intégrer à sa propre application.
- Un fabricant de smartphones de milieu de gamme qui adopte une technologie d'écran spécifique seulement après qu'elle a été popularisée et fiabilisée par les leaders du secteur.
- Une entreprise de services qui aligne systématiquement ses tarifs sur ceux du leader local pour rester compétitive sans déclencher de guerre des prix.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec le leader (celui qui a la plus grosse part de marché et dicte les tendances), le challenger (qui attaque directement le leader pour prendre sa place) ou le spécialiste (qui se concentre sur une petite niche délaissée par les autres).
Cadre légal et recommandations
Le comportement de suiveur est légal tant qu'il respecte le droit de la propriété intellectuelle (brevets, marques, dessins et modèles) et les règles de la concurrence loyale. En France, le Code de commerce et le Code de la propriété intellectuelle encadrent ces pratiques pour éviter que l'imitation ne devienne illicite.
Cas pratiques notables
La jurisprudence française sanctionne régulièrement le parasitisme. Il s'agit d'une forme de concurrence déloyale où un suiveur se place dans le sillage d'une entreprise pour profiter de ses investissements, de son savoir-faire ou de sa notoriété, sans rien dépenser en retour, créant ainsi une confusion dans l'esprit du public.
Conseils pratiques
Si vous adoptez une stratégie de suiveur, misez sur l'excellence opérationnelle : soyez capable de produire plus vite ou moins cher que le leader. Veillez scrupuleusement à ne pas copier les éléments protégés par le droit d'auteur ou des brevets. Pour toute décision stratégique impliquant une reproduction de concept, l'avis d'un expert-comptable pour l'analyse des coûts et d'un avocat d'affaires pour la sécurité juridique est indispensable.
Questions fréquentes
Est-il risqué d'être un suiveur ?
Un suiveur peut-il devenir leader ?
Quelle est la différence entre imitation et parasitisme ?
À retenir
- Le suiveur minimise ses risques en ne testant pas de nouveaux concepts non prouvés.
- Cette stratégie permet d'économiser sur les frais de Recherche et Développement (R&D).
- Le risque principal est d'être perçu comme un simple imitateur et de manquer d'identité de marque.