planquée

nom

Définition

Personne qui s’arrange pour occuper un poste à l’abri ou sans risque.

Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness

Avertissement : cette information est purement éducative. Elle ne remplace pas un conseil expert. Consultez votre conseiller pour toute question personnelle de business.

En clair

Dans le monde du travail, une « planquée » (ou une « planque » pour désigner le poste) désigne une situation professionnelle où une personne bénéficie d'une rémunération et d'une sécurité d'emploi sans avoir de tâches réelles, de responsabilités ou de risques notables à assumer. Par exemple, un salarié occupant un bureau isolé dans une grande administration sans objectifs précis est souvent perçu comme ayant une planquée.

Étymologie

Dérivé du verbe « planquer », signifiant cacher. Le terme trouve son origine dans l'argot militaire de la Première Guerre mondiale, désignant les soldats affectés à l'arrière, loin des zones de combat et de danger. Son usage s'est ensuite étendu au milieu civil et professionnel.

Exemples concrets

  • Le concept d'« emploi fictif » où une personne perçoit un salaire sans fournir de prestation de travail.
  • Un poste administratif créé par complaisance ou népotisme dans une organisation publique ou privée.
  • Une fonction de « chargé de mission » sans mission définie ni compte-rendu d'activité exigé.

Ne pas confondre avec…

Il ne faut pas confondre la planquée avec la placardisation (ou mise au placard). Dans la planquée, l'inactivité est souvent recherchée ou acceptée par le salarié pour son confort, tandis que la placardisation est subie et peut être constitutive d'un harcèlement moral.

Cadre légal et recommandations

En droit du travail français, l'employeur a l'obligation de fournir du travail au salarié. L'absence de travail effectif peut entraîner des sanctions pour l'employeur. À l'inverse, si le salarié dissimule son inactivité ou refuse d'exécuter ses tâches, cela peut justifier un licenciement pour faute ou insuffisance professionnelle. Les « emplois fictifs » tombent sous le coup du droit pénal (abus de biens sociaux, détournement de fonds publics).

Cas pratiques notables

La jurisprudence française est riche en affaires d'emplois fictifs, notamment dans le cadre politique ou de grandes entreprises, où des rémunérations étaient versées sans contrepartie de travail réel, conduisant à des condamnations pour recel de détournement de fonds publics ou abus de biens sociaux.

Conseils pratiques

Pour un dirigeant, identifier les « planquées » est crucial pour maintenir la cohésion d'équipe et optimiser la masse salariale. Pour un salarié, rester trop longtemps dans une telle position peut nuire à l'employabilité sur le long terme. En cas de doute sur la légalité d'un poste ou pour restructurer un service, il est vivement recommandé de solliciter un expert-comptable pour l'audit social ou un avocat d'affaires pour sécuriser les procédures.

Questions fréquentes

Est-il légal de rester payé sans travailler ?
Non, le contrat de travail repose sur un échange : une prestation de travail contre un salaire. Si l'employeur ne fournit pas de travail, il est en tort ; si le salarié ne travaille pas volontairement, il risque le licenciement. Consultez un avocat en droit social pour analyser votre situation spécifique.
Quelle est la différence avec le 'quiet quitting' ?
Le 'quiet quitting' consiste à faire le strict minimum prévu par le contrat, alors que la 'planquée' évoque souvent une absence quasi totale d'activité ou de valeur ajoutée. Dans les deux cas, un point avec les RH ou un conseiller peut s'avérer nécessaire.

À retenir

  • Désigne une position à l'abri des efforts et des risques professionnels.
  • Peut masquer des réalités juridiques graves comme l'emploi fictif.
  • Diffère du placard car elle est souvent vécue comme une situation confortable par l'intéressé.

Synonymes & Antonymes

Synonymes

sinécure emploi fictif planque fromage

Antonymes

poste exposé métier de terrain sacerdoce surcharge de travail