Définition
Mise à disposition par un distributeur de produits ou de services sans citer la marque ni l'origine de l'information transmise.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
La marque blanche est un système où une entreprise produit un bien ou un service, mais laisse une autre entreprise le commercialiser sous son propre nom. Par exemple, un logiciel de comptabilité créé par une startup peut être vendu par une grande banque avec le logo de la banque, comme s'il s'agissait de sa propre création.
Étymologie
Traduction de l'anglais white label. L'expression provient de l'industrie du disque, où les vinyles de test étaient envoyés aux radios avec une étiquette blanche vierge pour que les DJ se concentrent sur la musique sans être influencés par le nom de la maison de disques.
Exemples concrets
- Les produits alimentaires « marque distributeur » fabriqués par des usines tiers mais vendus sous le nom de l'enseigne de supermarché.
- Une agence de marketing qui revend des prestations de référencement (SEO) réalisées par un prestataire spécialisé, en les présentant comme un service interne.
- Les solutions de paiement en ligne intégrées sur des sites e-commerce qui utilisent la technologie d'une fintech tout en gardant l'apparence visuelle de la boutique.
Ne pas confondre avec…
Elle se distingue du co-branding, où deux marques sont visibles simultanément. Elle est également différente de la franchise, où le commerçant utilise au contraire la notoriété d'une marque déjà connue pour attirer les clients.
Cadre légal et recommandations
Le contrat de marque blanche est un contrat complexe qui doit respecter le droit de la propriété intellectuelle (cession de droits d'usage) et le droit de la consommation. Le Code de la consommation précise que le vendeur est responsable vis-à-vis du consommateur final de la conformité du produit, même s'il ne l'a pas fabriqué.
Cas pratiques notables
La jurisprudence française souligne que le distributeur en marque blanche peut être tenu pour responsable des dommages causés par un produit défectueux au même titre que le producteur (responsabilité du fait des produits défectueux), sauf clause de recours spécifique dans le contrat B2B.
Conseils pratiques
Si vous envisagez la marque blanche, soyez extrêmement exigeant sur les clauses de SLA (Service Level Agreement) qui définissent la qualité de service attendue. Puisque c'est votre marque qui est en avant, une défaillance du fournisseur nuira directement à votre image. Faites valider votre contrat par un avocat d'affaires pour bien délimiter les responsabilités en cas de litige client.
Questions fréquentes
Le client final peut-il savoir qu'il s'agit d'une marque blanche ?
Est-ce légal de ne pas citer le fabricant ?
Qui assure le service après-vente ?
À retenir
- Gain de temps : permet de commercialiser un produit sans passer par la phase de recherche et développement.
- Crédibilité : renforce l'image de l'entreprise en proposant une gamme de services plus large.
- Responsabilité : le distributeur engage son nom et sa réputation sur la qualité du fournisseur choisi.