Définition
(En parlant d’un emploi, d’un métier, d’un poste, d’un salarié) Que l’on peut délocaliser.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
Qualifie une activité économique ou un emploi qui peut être transféré géographiquement d'un pays à un autre sans nuire au fonctionnement du service ou de la production. Par exemple, le développement de logiciels est délocalisable car il nécessite seulement un ordinateur et une connexion internet, contrairement à un service de restauration qui doit être physiquement présent pour ses clients.
Étymologie
Dérivé du verbe délocaliser, formé du préfixe privatif dé- et du radical local (du latin locus, le lieu). Le terme a pris une importance majeure dans le langage économique durant les années 1980 et 1990 avec l'accélération de la mondialisation et de la division internationale du travail.
Exemples concrets
- Services numériques : Le support client (centres d'appels) ou la saisie de données peuvent être effectués depuis n'importe quel pays francophone ou anglophone selon les besoins.
- Industrie manufacturière : L'assemblage de composants électroniques ou la confection textile, où le coût de la main-d'œuvre est un facteur déterminant de compétitivité.
Ne pas confondre avec…
Il ne faut pas confondre délocalisable avec externalisable. Une activité externalisable est confiée à un prestataire tiers (sous-traitant), tandis qu'une activité délocalisable concerne le changement de lieu géographique, qu'elle soit gérée en interne ou en externe. On distingue aussi le offshoring (délocalisation lointaine) du nearshoring (délocalisation dans un pays proche).
Cadre légal et recommandations
En France, la délocalisation qui entraîne des suppressions d'emplois est encadrée par le Code du travail (procédure de licenciement économique, Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Au niveau européen, la liberté d'établissement et la libre circulation des capitaux permettent aux entreprises de s'installer dans l'État membre de leur choix, sous réserve de respecter les réglementations fiscales et sociales locales.
Cas pratiques notables
La loi dite « Florange » de 2014 impose aux entreprises de plus de 1000 salariés qui ferment un site rentable de rechercher un repreneur, afin de limiter les effets de délocalisations purement financières. La jurisprudence française sanctionne parfois les licenciements économiques si la délocalisation n'est pas justifiée par la sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise.
Conseils pratiques
Pour un dirigeant de PME, identifier les tâches délocalisables dans son secteur permet d'anticiper la concurrence de pays à bas coûts. À l'inverse, miser sur des services non délocalisables (qualité artisanale, proximité client, SAV local) est une stratégie de protection efficace. Avant tout projet de transfert d'activité à l'étranger, il est impératif de consulter un expert-comptable pour les aspects fiscaux et un avocat d'affaires pour les conséquences sociales et contractuelles.
Questions fréquentes
Le télétravail rend-il mon poste délocalisable ?
Existe-t-il des aides pour éviter la délocalisation ?
À retenir
- Une activité délocalisable est souvent liée à des coûts de transport faibles ou à une production immatérielle.
- Les métiers dits de « proximité » (artisanat, soin, commerce physique) ne sont par nature pas délocalisables.
- Le numérique augmente le nombre de métiers délocalisables via le télétravail international.