Définition
Valeur du prochain coupon d'une obligation au pro rata du nombre de jours écoulé depuis le dernier coupon.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
Le coupon couru représente la part d'intérêts qu'une obligation a générée depuis son dernier paiement, mais qui n'a pas encore été versée à son détenteur. Par exemple, si une obligation verse 100 € d'intérêts chaque 31 décembre et que vous la vendez le 30 juin, vous avez droit à 50 € de « coupon couru » pour les six mois de détention.
Étymologie
Le mot « coupon » vient du verbe français « couper ». Historiquement, les obligations étaient des titres papier munis de petits coupons détachables que l'investisseur découpait physiquement pour les présenter à la banque afin d'encaisser ses intérêts. « Couru » vient du verbe courir, illustrant l'accumulation du temps et des intérêts au fil des jours.
Exemples concrets
- Une entreprise émet une obligation avec un coupon annuel de 4 % versé le 1er janvier. Si un investisseur achète ce titre le 1er juillet, il devra verser au vendeur le prix de l'obligation plus 2 % (la moitié de l'intérêt annuel) au titre du coupon couru.
- Sur une plateforme de trading, le prix affiché d'une obligation d'État est souvent le prix « au pied du coupon », auquel s'ajoute automatiquement le calcul du coupon couru lors de la transaction finale.
Ne pas confondre avec…
On distingue souvent le prix au pied du coupon (ou clean price), qui est le prix de marché pur de l'obligation, du prix plein coupon (ou dirty price), qui inclut le coupon couru. Le prix plein est celui réellement payé par l'acheteur au vendeur.
Cadre légal et recommandations
En France, le traitement fiscal des coupons courus est encadré par le Code général des impôts. Lors d'une cession, la fraction d'intérêt couru est généralement imposée comme un revenu de créance pour le vendeur, tandis que l'acheteur pourra déduire ce montant de son premier coupon encaissé pour ne pas être imposé deux fois sur la même somme.
Cas pratiques notables
Le calcul du coupon couru suit des conventions de place précises (appelées « bases de calcul ») qui varient selon le type d'obligation : par exemple, la convention « Exact/Exact » (nombre de jours réels sur 365 ou 366) pour les obligations d'État, ou « 30/360 » pour certaines obligations d'entreprises.
Conseils pratiques
Lorsque vous investissez dans des obligations, ne regardez pas seulement le prix affiché (souvent hors coupon couru) mais demandez toujours le « prix plein » pour connaître le montant exact que vous devrez décaisser. Pour optimiser la fiscalité de vos placements obligataires, notamment au sein d'un compte-titres ou d'une assurance-vie, il est vivement recommandé de solliciter l'avis d'un conseiller en investissements financiers ou d'un expert-comptable.
Questions fréquentes
Pourquoi l'acheteur doit-il payer le coupon couru au vendeur ?
Le coupon couru peut-il être négatif ?
À retenir
- C'est la rémunération du temps écoulé entre deux dates de paiement d'intérêts.
- L'acheteur indemnise le vendeur pour la période où ce dernier a immobilisé son capital.
- Il est indispensable pour calculer le coût réel d'acquisition d'une obligation sur le marché secondaire.