Définition
Pratiquer le coavionnage, c’est-à-dire le partage d'avion pour s’entraider ou faire des économies.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
Le coavionnage est une pratique qui consiste à partager les frais d'un vol privé (carburant, taxes d'aéroport, location de l'appareil) entre un pilote et ses passagers. C'est l'équivalent du covoiturage appliqué aux petits avions : le pilote ne cherche pas à faire de profit, mais seulement à réduire le coût de son trajet ou de sa sortie loisir. Par exemple, un pilote qui prévoit d'aller de Paris à Deauville peut proposer ses places libres sur une plateforme dédiée pour diviser ses dépenses par trois.
Étymologie
Néologisme construit sur le modèle de « covoiturer », associant le préfixe latin co- (ensemble) et le mot « avion ». Le terme a émergé dans les années 2010 avec l'essor de l'économie collaborative et des plateformes numériques de mise en relation.
Exemples concrets
- Un pilote de loisir qui propose deux places pour un survol du Mont-Saint-Michel afin de financer ses heures de vol obligatoires.
- Un voyageur utilisant une plateforme de coavionnage pour rejoindre une ville de province non desservie par une ligne ferroviaire directe.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec le transport aérien commercial (compagnies aériennes classiques) ou le taxi aérien. Dans le coavionnage, le pilote est un particulier qui ne perçoit aucune rémunération, contrairement au transport commercial qui nécessite un Certificat de Transporteur Aérien (CTA) et permet de réaliser des bénéfices.
Cadre légal et recommandations
En France et en Europe, la pratique est encadrée par le règlement (UE) n°965/2012. La DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) autorise le partage de frais pour les vols effectués par des particuliers sur des avions légers (maximum 6 places, pilote compris). Le pilote doit disposer d'une licence valide, d'un certificat médical à jour et d'une assurance couvrant les passagers.
Cas pratiques notables
L'arrêté du 31 juillet 2017 en France a précisé les conditions de sécurité pour le coavionnage, notamment l'obligation pour les plateformes de vérifier l'expérience des pilotes (nombre d'heures de vol minimum) et d'informer les passagers sur les spécificités de l'aviation légère par rapport à l'aviation commerciale.
Conseils pratiques
Si vous êtes passager, vérifiez toujours les avis sur le pilote et son expérience avant de réserver. Gardez à l'esprit que l'aviation légère est beaucoup plus sensible aux aléas climatiques que l'aviation commerciale ; prévoyez donc une solution de repli pour vos déplacements impératifs. Pour toute question complexe sur la responsabilité civile en cas d'accident, il est préférable de consulter un avocat spécialisé en droit aérien.
Questions fréquentes
Le pilote peut-il être payé pour son temps ?
Que se passe-t-il si la météo est mauvaise ?
Faut-il une assurance spécifique pour le passager ?
À retenir
- Absence de profit : seul le partage des coûts directs du vol est autorisé.
- Aviation légère uniquement : concerne généralement des appareils de 2 à 6 places.
- Sécurité : le pilote est le seul décisionnaire du maintien ou de l'annulation du vol (souvent lié à la météo).