Définition
Préférence pour des options à risque plus faible à espérance de gain égale ; désutilité de la variance/de l’incertitude.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
L'aversion au risque est le comportement d'une personne qui préfère un gain certain, même s'il est plus faible, à un gain incertain potentiellement plus élevé. Par exemple, une personne ayant une forte aversion au risque choisira de placer son argent sur un compte d'épargne garanti à 3 % plutôt que de l'investir en Bourse avec un espoir de gain de 10 % mais un risque de perte en capital.
Étymologie
Le terme vient du latin aversio (action de se détourner) et du mot « risque », dont l'origine (probablement l'italien risco) désigne initialement un danger pour les navires. En économie, la notion a été formalisée au XXe siècle, notamment par les travaux sur l'utilité espérée.
Exemples concrets
- En finance : Préférer un Livret A sécurisé plutôt que l'achat d'actions volatiles.
- En entrepreneuriat : Choisir un contrat de prestation de service à prix fixe plutôt qu'un contrat basé uniquement sur des commissions de succès (success fees).
- En assurance : Accepter de payer une prime d'assurance (une perte certaine) pour éviter de supporter le coût financier d'un sinistre hypothétique (une perte incertaine et importante).
Ne pas confondre avec…
Il ne faut pas confondre l'aversion au risque avec l'aversion à la perte. L'aversion au risque concerne l'incertitude sur les résultats futurs, tandis que l'aversion à la perte signifie que la douleur de perdre 100 € est psychologiquement plus forte que le plaisir de gagner 100 €. On la distingue aussi de la neutralité au risque (choix basé uniquement sur la moyenne mathématique) et de l'appétence au risque (recherche active de l'aléa).
Cadre légal et recommandations
En France et dans l'Union Européenne, la réglementation protège les épargnants selon leur niveau d'aversion au risque. La directive MIF II (Marchés d'Instruments Financiers) impose aux conseillers financiers de soumettre un questionnaire de profil de risque à leurs clients avant toute recommandation d'investissement.
Cas pratiques notables
La jurisprudence sanctionne régulièrement le manquement au devoir de conseil des banques ou assureurs qui proposent des produits spéculatifs à des clients ayant déclaré une forte aversion au risque ou un profil « prudent ».
Conseils pratiques
Pour un dirigeant de TPE/PME, connaître son propre degré d'aversion au risque est crucial pour définir sa stratégie de développement. Si vous êtes très prudent, privilégiez l'autofinancement ou les emprunts à taux fixe. Si vous souhaitez réduire votre exposition, la diversification de vos clients et de vos produits reste la meilleure stratégie. Avant de prendre des décisions engageantes (investissement massif, levée de fonds), sollicitez toujours l'avis de votre expert-comptable ou de votre avocat d'affaires.
Questions fréquentes
L'aversion au risque est-elle un défaut ?
Comment mesurer son aversion au risque ?
À retenir
- C'est une préférence psychologique pour la sécurité plutôt que pour l'incertitude.
- Elle varie selon chaque individu, son âge, son patrimoine et ses objectifs.
- Elle est le moteur principal du marché des assurances et des produits d'épargne réglementés.