Définition
Pratique qui consiste à effectuer chez un commerçant, par un moyen électronique, un règlement qui dépasse le prix de l’achat afin de recevoir la différence en espèces.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
C'est un service qui permet à un client de retirer de l'argent liquide chez un commerçant au moment de payer ses achats par carte bancaire. Par exemple, si vous achetez un article à 10 € et demandez un retrait de 20 €, vous payez 30 € par carte et le commerçant vous remet 20 € en espèces.
Étymologie
Traduction fonctionnelle du terme anglais cashback (dans son sens de service de retrait). Bien que le terme anglais soit utilisé pour deux concepts différents, le droit français privilégie cette appellation précise pour éviter la confusion avec les systèmes de récompense fidélité.
Exemples concrets
- Un client effectuant ses courses dans une supérette de village sans distributeur à proximité et retirant 30 € lors de son passage en caisse.
- Un commerçant de proximité proposant ce service pour réduire le montant d'espèces en caisse et limiter ainsi les risques de vol ou les frais de dépôt en banque.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec le cashback de fidélité, qui consiste à rembourser au client un pourcentage de ses achats sur une cagnotte. Il se distingue aussi du retrait au distributeur (DAB) car il nécessite obligatoirement un achat préalable de marchandise ou de service.
Cadre légal et recommandations
Le service est encadré par l'article L112-14 du Code monétaire et financier et le décret n° 2018-1224. Le montant maximum qu'un client peut retirer est fixé à 60 euros. Le commerçant a l'obligation d'afficher si le service est payant ou gratuit, mais il n'est jamais obligé de le proposer.
Cas pratiques notables
Ce dispositif est issu de la transposition de la Directive européenne sur les services de paiement (DSP2), dont l'objectif est de maintenir l'accès aux espèces sur l'ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales.
Conseils pratiques
Pour un commerçant, proposer ce service peut attirer une clientèle supplémentaire, surtout dans les zones peu dotées en banques. Il est crucial de s'assurer que le logiciel de caisse distingue bien le chiffre d'affaires (la vente) du flux de trésorerie (le retrait) pour éviter les erreurs comptables. Il est recommandé de consulter son expert-comptable pour paramétrer correctement le suivi de ces opérations et son conseiller bancaire pour vérifier les frais de commission sur les transactions globales.
Questions fréquentes
Le commerçant peut-il imposer un minimum d'achat ?
Y a-t-il des frais pour le client ?
À retenir
- Montant de retrait plafonné à 60 € par transaction.
- Achat minimal de marchandise obligatoire (même pour un montant symbolique).
- Service facultatif laissé à la discrétion du commerçant.