Définition
Ensemble des activités habituellement exercées par un établissement de crédit ou une société de financement, qui sont assurées par un établissement non soumis à la règlementation bancaire. La finance parallèle couvre principalement la titrisation, le financement participatif et les opérations de prêt-emprunt de titres.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
La finance parallèle, souvent appelée « shadow banking », désigne l'ensemble des activités de crédit et de financement réalisées par des acteurs qui ne sont pas des banques traditionnelles. Par exemple, lorsqu'une entreprise emprunte de l'argent via une plateforme de crowdlending (prêt participatif) plutôt qu'auprès de son conseiller bancaire habituel, elle a recours à la finance parallèle.
Étymologie
Le terme est une traduction de l'anglais shadow banking, expression popularisée en 2007 par l'économiste Paul McCulley pour décrire les circuits de financement opérant « dans l'ombre » des régulations bancaires classiques. En français, on préfère souvent « intermédiation financière non bancaire » pour éviter la connotation négative du mot « ombre ».
Exemples concrets
- Le financement participatif (Crowdfunding) : Des particuliers ou des investisseurs prêtent directement à une TPE ou PME via une plateforme web spécialisée.
- La titrisation : Une technique financière consistant à transformer des créances (comme des factures ou des prêts) en titres financiers vendus à des investisseurs pour récupérer immédiatement de la trésorerie.
- Les fonds de gestion alternative (Hedge Funds) : Des fonds qui prêtent des fonds ou achètent des dettes d'entreprises sans avoir le statut de banque.
Ne pas confondre avec…
Il ne faut pas confondre la finance parallèle avec la finance illégale ou occulte. La finance parallèle est légale mais soumise à des règles différentes et souvent moins contraignantes que celles des banques de détail. Elle se distingue aussi de la finance solidaire, dont l'objectif est l'utilité sociale, alors que la finance parallèle cherche avant tout l'efficacité du financement ou le rendement.
Cadre légal et recommandations
En France et en Europe, bien que ces acteurs ne soient pas des banques au sens strict, ils sont de plus en plus encadrés. Les plateformes de financement participatif sont régulées par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'ACPR. Au niveau européen, la directive AIFM encadre les gestionnaires de fonds alternatifs. Le Conseil de stabilité financière (FSB) surveille ces activités pour éviter les risques systémiques.
Cas pratiques notables
Depuis la crise financière de 2008, les régulateurs mondiaux (accords de Bâle III) ont renforcé la surveillance de ces circuits pour éviter qu'une faillite dans le secteur « parallèle » ne se propage à l'ensemble de l'économie réelle.
Conseils pratiques
Pour un dirigeant d'entreprise, la finance parallèle est une opportunité de diversifier ses sources de financement. C'est particulièrement utile si votre banque refuse un prêt ou si vous avez besoin de fonds rapidement. Toutefois, veillez à bien vérifier l'agrément de la plateforme ou du fonds auprès de l'AMF. Pour toute opération complexe de titrisation ou de levée de dette privée, l'accompagnement par un avocat d'affaires ou un conseiller en haut de bilan est indispensable.
Questions fréquentes
Est-ce que le shadow banking est risqué pour ma PME ?
Est-ce légal ?
À retenir
- Elle finance l'économie en dehors du circuit bancaire traditionnel.
- Elle offre des solutions plus souples et rapides pour les entreprises (SaaS, startups, PME).
- Elle comporte des risques plus élevés car elle ne bénéficie pas des mêmes garanties de l'État que les dépôts bancaires.