Définition
Chômage causé par l’introduction de nouvelles technologies ou l’automatisation des processus de production, qui remplacent le travail humain.
Source : Wiktionnaire & rédaction LancerBusiness
En clair
Le chômage technologique désigne la perte d'emplois provoquée par l'innovation technique, notamment l'automatisation et l'intelligence artificielle. Par exemple, lorsqu'un supermarché installe des caisses automatiques, le besoin en personnel de caisse diminue : c'est une manifestation concrète de ce phénomène.
Étymologie
Le mot « chômage » vient du bas-latin cauma (« chaleur solaire »), désignant le temps de repos durant les heures chaudes. L'expression « chômage technologique » a été popularisée par l'économiste John Maynard Keynes en 1930, qui l'utilisait pour décrire le décalage entre la rapidité de l'innovation et la capacité de la société à créer de nouveaux rôles pour les travailleurs.
Exemples concrets
- Le remplacement des guichetiers de banque par des automates bancaires et des applications mobiles.
- L'utilisation de robots de soudure dans les usines automobiles qui remplacent les ouvriers spécialisés.
- L'automatisation de la saisie comptable par des logiciels de reconnaissance de caractères (OCR) réduisant le temps de travail des aides-comptables.
Ne pas confondre avec…
Il ne doit pas être confondu avec le chômage conjoncturel (lié à une baisse temporaire de l'activité économique) ou le chômage frictionnel (période courte entre deux emplois). Le chômage technologique est une forme de chômage structurel, car il modifie durablement l'équilibre du marché du travail en rendant certaines compétences obsolètes.
Cadre légal et recommandations
En droit français, le Code du travail prévoit des dispositions spécifiques en cas de mutations technologiques. L'article L1233-3 stipule que les mutations technologiques peuvent constituer un motif de licenciement économique. Cependant, l'employeur a une obligation de formation et d'adaptation de ses salariés à l'évolution de leur emploi (article L6321-1).
Cas pratiques notables
La jurisprudence française insiste lourdement sur l'obligation de reclassement. Si une entreprise automatise un service, elle doit prouver qu'elle a tout mis en œuvre pour former les salariés concernés à de nouveaux outils ou les affecter à d'autres postes avant d'envisager un licenciement pour motif économique lié au changement technologique.
Conseils pratiques
Pour les dirigeants de PME, l'enjeu est d'anticiper les besoins en compétences de demain. Plutôt que de subir le chômage technologique, il est conseillé d'investir massivement dans le plan de développement des compétences. Pour toute restructuration liée à l'introduction d'un nouvel outil technologique majeur, il est impératif de se faire accompagner par un conseil juridique ou un expert-comptable afin de respecter les procédures de licenciement économique et les obligations de formation.
Questions fréquentes
La technologie détruit-elle plus d'emplois qu'elle n'en crée ?
Le chômage technologique concerne-t-il aussi les cadres ?
À retenir
- Il résulte de la substitution du capital (machines, logiciels) au travail humain.
- Il oblige à une mise à jour constante des compétences (formation continue).
- Le débat économique reste ouvert : certains y voient une destruction définitive, d'autres une transition vers de nouveaux métiers (théorie du déversement).